Pinacle // Anton Serra X Lucio Bukowski X Oster Lapwass // Extrait de La Plume et le Brise-Glace



Extrait du nouvel album “La Plume et le Brise-Glace” d’Anton Serra , Lucio Bukowski & Oster Lapwass
Disponible partout :

Anton Serra

Lucio Bukowski

Textes :

Guitare : Baptiste Chambrion

Prod :
Oster Lapwass

Suivez l’animalerie sur Facebook, twitter, intagram :

Nguồn: https://beesandbows.com/

Xem thêm bài viết khác: https://beesandbows.com/cong-nghe/

43 thoughts on “Pinacle // Anton Serra X Lucio Bukowski X Oster Lapwass // Extrait de La Plume et le Brise-Glace”

  1. J'préfère un p'tit chalet, un poêle à bois qu'une vie
    d'bourge à ris-Pa
    Et même au 130ème étage de la Burj Kahlifa
    J'gravirai les monts sans Otis
    Bande de feignasses, bientôt y'aura des escalators à
    Cannes
    J'combattrai mes peurs, le vertige d'être seul
    De mes propres mains comme Alain Robert
    La vie au bout des doigts, toucher un bout d'étoile
    Et risquer d'finir fracassé sur un enrobé
    J'vous laisse vos buildings, vos gratte-ciels, vos
    fanfreluches, vos bracelets
    J'espère juste coudoyer des francs frelus
    J'préfère une poignée d'mains que la soie d'une épée
    Rompre le pain sous la voie lactée d'un été
    Des chromosomes à l'air libre
    J'apprends mieux des hommes que de leurs livres
    Débranche ta p'tite lucarne! La vie, c'est tellement vrai
    Un billet d'train, un aller simple, ailleurs, c'est
    tellement près
    On a peu d'discussions d'la météo au sport
    J'm'en bats les couilles si Manchester va revenir au score
    J'adoucirai mon attitude à mille mètres d'altitude
    Voir mon p'tit pousser bien loin d'un tas d'bitume
    Et la moiteur d'un studio à Part-Dieu
    En centre-ville j'crains tout l'monde à part Dieu
    J'crois qu'j'suis plus fait pour les feux rouges
    Les fanfarons aux airs farouches, les fanfares et l'barouf
    J'baroude, j'croise les doigts pour qu'mon aigreur ne prenne
    pas l'dessus
    Risquer de perdre la tête comme cette Leffe que
    j'décapsule
    Si j'te dis: "À la revoyure", dis-toi bien que c'est pas
    sûr, nan
    Mon mur porteur a pris pas mal de coups d'massue
    Un spectacle au pinacle comme un saut d'ange dans l'vide
    Des choses étranges dans l'bide, une fin d'journée, orange
    sanguine
    Alors j'm'accroche à c'que j'peux, mes rêves ne lâcheront
    jamais prise
    Quoi qu'ça m'coûte, sur un cadeau, on ne colle jamais
    l'prix
    J'accepte c'que la vie m'offre, ça fera une bière de moins
    Oublie qu'tu morfles, essuie ta morve d'un revers de main
    On verra bien demain, après tout, nous sommes en vie
    Pourquoi ce sérieux? Pourquoi je parle tout seul à ce
    demi?
    À moitié plein ou à moitié vide, j'évite évidemment
    D'me faire happer par mes démons mais, jusque-là, j'suis
    trop lent
    Escalade de violence, la vie n'est qu'une paroi abrupte
    Pas mal de potes se sont évanouis dans la brume
    Y'a plus d'réseaux quand tu t'approches d'la galaxie
    d'Andromède
    Et c'est bien mieux que vous qui captez tchi assis dans
    l'tro-mé
    Mais laissez-moi rejoindre mon p'tit refuge
    Un télésiège, un tire-fesse, on fait partie d'ceux qui
    refusent
    Vos soirées hype sans goût comme des baguettes d'Auchan
    Vos coupettes de champ' pour une cueillette de champ et un
    soleil couchant
    Le choix est vite fait, fond d'Whisky, un peu d'ski d'fond
    Que j'traîne comme un husky toutes les légendes du Big
    Foot
    L'oxygène est si rare pour une vue à couper l'souffle
    J'le croyais éternel mais, goutte à goutte, mon stalactite
    fond
    À chacun son Everest
    J'te laisse en centre-ville, là où aucun poison n'effraie
    Là où aucun poisson n'est vrai, j'ai vu encore hier des
    cendres
    Là où ils s'bouffent entre eux, à la station Cordillère
    des Andes
    J'te résume c'que les types font
    S'écartant du sentier, terrain escarpé sous escarpins
    Opéra vertical, en fait, j'préfère le sommeil
    Je zapperai toutes ces chaînes là où la haine atteint des
    sommets
    Vinyle de Balavoine devant mon poêle à bois
    Un os à moelle et de la poire à boire, un p'tit gars qu'à
    la couenne
    Et de la poigne… J'continuerai mon ascension sans vous
    Juste en p'tit comité, j'goûterai aux sensations sans nom
    Ho! Que c'est bon quand les choses glissent sur la
    tyrolienne
    Comme faire skier sa paume de main sur des jolis reliefs
    Le strict minimum, une laine polaire, un fait-tout
    Une paire d'raquettes, un panneau solaire, un album photo
    Tout l'contraire d'la silhouette d'un petit homme très
    mince
    D'la sapinette pour fuir les symptômes d'un delirium
    tremens
    Le monde s'accroche tenu par qu'une phalange
    Déchante vu qu'les prix grimpent comme Patrick Edlinger
    Anto, Lucio Bukowski, un départ d'avalanche
    On rappe quand ça nous chante, en fait, on s'fout du studio
    et d'l'ingé'
    Voilà les conséquences quand deux montagnes s'rencontrent
    C'est bon, j'arrête, j'ai pris une tête comme ça, t'sais,
    le peu-ra, ça rend con
    Tomates et projectiles puis, au fait, on s'est pris pour
    qui?
    J'rêve d'autre chose que d'la musique, c'est pas mon projet
    d'vie
    Allez, salut, j'me mets au vert, tu nous trouveras sur les
    hauteurs
    Du dénivelé et une rivière, il en faut peu pour un
    rêveur
    Face à nos peurs, y'a tout à refaire en théorie
    C'est pas le fait de tomber mais d'risquer d'sauter qui me
    terrorise

    À la recherche du temps perdu, j'n'ai goûté qu'à une
    madeleine rassie
    Depuis, je traverse des plaines avec des peines par-ci
    Un jour, j'trouverai des réponses comme Peter Falk
    Sans brailler des chansons d'amour sur fond de guitare folk
    Que dire de plus à part que j'me cherche moins?
    Du coup, j'me connais mieux, mon oiseau bleu s'perche loin
    J'ai brisé les fenêtres mais j'voulais pas t'couper
    Désolé pour les éclats d'verre dans chaque Merci aux
    proches et à mon single malt
    J'serai jamais des têtes d'affiches qui sortent des singles
    fades
    Prêt à disparaitre comme Yukio Mishima
    Un suicidaire en centre-ville d'Hiroshima
    J'n'ai qu'des dialogues creux avec des murs muets
    Et j'n'attends qu'un signe comme un futur curé
    Compte les heures en attendant qu'tout saute
    Pratique un art naïf et signe Henri Rousseau
    Bière belge, beignet de manioc
    Relire Mallarmé sur fond de menuet baroque
    Pense que la forme des nuages n'est qu'un prétexte
    Un storyboard divin pour nous faire gober le reste
    L'œil malicieux de la brune station Croix-Rousse
    10h44 un lundi matin d'humeur farouche
    Allume une cigarette menthol imaginaire
    Le temps de la fumer, je connaîtrai par cœur Apollinaire
    Tous daltoniens: parait qu'on rêve en sépia
    Mec, ne fais pas tes lacets et affranchis tes pas
    Se trancher les veines au Rasoir d'Ockham
    En attendant les soldes sur quelques âmes d'occas'
    La vérité peut bien aller s'faire voir ailleurs
    On a chacun la nôtre ici et on est bagarreur
    Va niquer ta mère n'est qu'un poncif œdipien
    Je sais frère, je dis rien mais j'le dis bien
    Triste, cette manière de digérer nos vies
    Plutôt que goûter au bonheur, on allégeait nos rires
    Y'a qu'les fous pour oser viser l'hégémonie
    Pour mieux qu'elles touchent au but: on a piégé nos rimes
    Les remords s'achètent-ils dans des boutiques-souvenirs?
    Sème des cailloux pour être sûr de ne jamais revenir
    Me raccroche à l'écriture, je n'compte que sur mes doigts
    Un ange déchu ne tombe que sur des toits
    Notre aventure commence à chaque seconde de plus
    Tout à refaire comme un vieux qui rate le bus
    Et c'est la vie et c'est tant mieux
    Et c'est tant pis pour l'abruti qui ne sait qu'être envieux
    Boulot, métropolitain et quelques lignes de Verne
    Un peu de studio et quelques signes de peine
    Que l'on combat avec des instants d'grâce
    Tout en évitant les instants d'crasse
    Et je m'sens bien comme après l'amour
    Le soleil sur mon visage, l'orage a pris la mouche
    Nos espoirs s'endorment là où on les pose
    Je suis en grève donc me fous du train où vont les choses
    Soyons clairs: j'n'ai même pas d'avis précis
    À part la lutte intérieure, le reste se déprécie
    Puisque le chemin est interminable
    Parcours le Yi King dans un bar minable
    Tout égaré dans une guerre d'hoplites
    J'voudrais être héros dans un Jean-Pierre Mocky
    Me souviens d'être vivant lorsque je foule la terre
    M'entoure d'évidences pour qu'ils me foutent la paix
    J'ai mes passages à vide comme un nietzschéen
    J'essaye de me relever et puis je vise ces riens
    Qui font de la vie un morceau d'miracle
    Qui font de l'ennui un morceau d'mirage
    On avance toujours comme on peut
    Sache que les larmes n'ont jamais rien d'honteux
    Nos solitudes peuplées demeurent irréductibles
    Sourire à l'avenir, c'est être indestructible
    Et il y aura des moments noirs
    Cette sensation de perdre tout espoir
    Juste du vide de l'autre côté d'la porte
    Seul face au néant, faudra trouver la force
    Et rebâtir une existence de mieux
    Garder ses souvenirs comme une présence de Dieu
    Une larme rejetée, c'est un rire atteint
    Y penser chaque jour et puis ça ira bien

    Reply
  2. Un bijou, que dis-je, un exutoire, une flamme au milieu de la nuit, une pépite au milieu de tant de caillasses…… 🤩
    Chaque matin, mon hymne, histoire de se reveiller sur une bonne note!
    J'écoute ce son, le fait écouter comme un message vers une musique et des textes de qualité
    Rien d'autre à ajouter, ah si!

    " c'est la vie et c'est tant mieux, et c'est tampi pour l'abruti qui ne sait qu'être envieux" ❤

    Reply
  3. J’écoute ça en boucle parce que sa n’existe plus,bravo les gars chaque mot lié chaque phrase a un sens.. sa fait bien longtemps que j’ai pas écouter un morceau pareil, les MC’s d’aujourd’hui devraient prendre exemple 👍🏽

    Reply
  4. A chaque fois je matte le clip tu me fais penser a jacques Brel nouvelle génération lol
    En tout cas c'est un kiff à chaque écoute

    Reply

Leave a Comment